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Villeneuve-Loubet, lieu de naissance d'Auguste Escoffier

Enfance à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes)

Auguste Escoffier est né le 28 octobre 1846 à Villeneuve-Loubet dans la maison familiale, au pied du château du Marquis de Panisse Passis qui régnait sur le village. Dans cette maison se trouvent maintenant le siège de la Fondation Escoffier, celui des Disciples d’Escoffier Monde et le Musée de l’Art Culinaire.

La famille Escoffier : forgerons et cuisiniers

Son père s’appelait Jean-Baptiste ; sa mère Madeleine, née Civatte.
Son grand-père, Augustin, après avoir fait son tour de France comme compagnon forgeron, fut ensuite blessé à la fin du Premier Empire (il était grenadier de la Garde), avant de revenir à Villeneuve-Loubet et de s’y installer comme maréchal-ferrant. Il se maria et eut cinq garçons et une fille.
L’aîné, Jean-Baptiste, devint forgeron.

Jean-Baptiste, le père d'Auguste Escoffier


Le second et le troisième apprirent le métier de cuisinier. Le quatrième fut compagnon forgeron mais après son tour de France, revint au village et devint aubergiste. Le cinquième mourut au cours de la guerre de Crimée. Quant à la fille, elle épousa un Italien, propriétaire du Café des Colonies à Nice.
Existait-il un gène de la cuisine dans la famille ? Toujours est-il qu’Auguste Escoffier avait trois de ses oncles et sa tante dans le métier.

      • Enfance à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes)
      • La famille Escoffier : forgerons et cuisiniers
      • Premiers émois culinaires

 

Maison natale d'Escoffier, Musée de l'Art culinaire


Premiers émois culinaires

Pour autant, dit-il dans ses Souvenirs inédits, il n’avait pas " le culte sacré de la cuisine ": il rêvait de devenir sculpteur. Il satisfera en partie ce rêve en sculptant plus tard des fleurs en cire, objet de son premier ouvrage publié en 1885.
Mais, ajoute-t-il, " je n’y étais pas pour autant indifférent ". Il observait sa grand-mère, " véritable cordon-bleu " qui régalait la famille et dont il conserva les recettes, les utilisant ensuite tout au long de sa carrière.
Escoffier situe ses premiers essais de cuisine en 1856, quand il avait 10 ans. En se préparant en douce du café (rare à l’époque)... Lorsqu’il raconta son expérience, il se fit gronder mais sa grand-mère lui dit tout bas, en l’embrassant : " Tu feras un bon cuisinier ".
Il allait aussi garder la maison de son grand-père, y entretenait le feu et se faisait griller des tranches de pain qu’il recouvrait, chaudes, d’un fromage fort appelé brousse. Il les savourait " religieusement " dit-il, avec un demi-verre de vin sucré.
De ses années d’école à Villeneuve-Loubet, on ne sait rien mais on peut facilement imaginer qu’il fut un élève studieux.


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